Ivanhoe — Chapter 35 in French
By Walter Scott
Revenons maintenant à Isaac d’York. Monté sur une mule dont Locksley lui avait fait présent, et accompagné de deux hommes qu’il lui avait donnés, autant pour le protéger que pour lui servir de guides, il s’acheminait vers la préceptorerie de Templestowe, dans le dessein d’entrer en négociation pour la liberté de sa fille. Our tale now returns to Isaac of York.—Mounted upon a mule, the gift of the Outlaw, with two tall yeomen to act as his guard and guides, the Jew had set out for the Preceptory of Templestowe, for the purpose of negociating his daughter's redemption. Cette préceptorerie n’était qu’à une journée de chemin du château ruiné de Torquilstone : aussi le Juif avait-il l’espoir d’y arriver avant la nuit. The Preceptory was but a day's journey from the demolished castle of Torquilstone, and the Jew had hoped to reach it before nightfall; accordingly, having dismissed his guides at the verge of the forest, and rewarded them with a piece of silver, he began to press on with such speed as his weariness permitted him to exert. En conséquence, après être sorti de la forêt, il congédia ses guides après avoir récompensé leur zèle en donnant à chacun d’eux une pièce d’argent, et reprit sa route avec toute la diligence que lui permettait sa fatigue : mais à environ quatre milles de Templestowe, les forces lui manquèrent tout-à-fait ; il ressentit dans tous les membres des douleurs que les angoisses de son esprit rendaient plus aiguës encore : bref, il fut contraint de s’arrêter dans une petite ville où demeurait un rabbin de sa tribu, médecin renommé, et dont il était connu. But his strength failed him totally ere he had reached within four miles of the Temple-Court; racking pains shot along his back and through his limbs, and the excessive anguish which he felt at heart being now augmented by bodily suffering, he was rendered altogether incapable of proceeding farther than a small market-town, where dwelt a Jewish Rabbi of his tribe, eminent in the medical profession, and to whom Isaac was well known. Nathan-Ben-Israël accueillit son coreligionnaire souffrant, avec cette généreuse hospitalité que la loi divine commande, et que les Juifs exerçaient les uns envers les autres. Nathan Ben Israel received his suffering countryman with that kindness which the law prescribed, and which the Jews practised to each other. Il insista sur la nécessité de prendre quelque repos, et lui administra les médicaments regardés alors comme les plus propres à arrêter les progrès d’une fièvre occasionée par la terreur, la fatigue et le chagrin. He insisted on his betaking himself to repose, and used such remedies as were then in most repute to check the progress of the fever, which terror, fatigue, and sorrow, had brought upon the poor old Jew.
Le lendemain matin, lorsque Isaac parla de se lever et de continuer sa route, Nathan chercha à s’opposer à ce dessein, non seulement comme ami, mais encore comme médecin, lui disant qu’il compromettait le salut de sa vie ; mais Isaac répondit qu’il fallait absolument qu’il se rendît ce jour-là même à Templestowe, et qu’il y allait pour lui de plus que la vie. On the morrow, when Isaac proposed to arise and pursue his journey, Nathan remonstrated against his purpose, both as his host and as his physician. Cela pourrait lui coûter, dit-il, la vie. It might cost him, he said, his life. mais Isaac répondit que plus que la vie et la mort dépendaient de son départ ce matin-là pour Templestowe. But Isaac replied, that more than life and death depended upon his going that morning to Templestowe.
» s’écria son hôte étonné : puis, lui tâtant de nouveau le pouls, il se dit à lui-même : « La fièvre n’est plus aussi forte, et cependant il paraît tomber dans le délire. "To Templestowe!” said his host with surprise; again felt his pulse, and then muttered to himself, "His fever is abated, yet seems his mind somewhat alienated and disturbed."
« Et pourquoi n’irais-je pas à Templestowe ? "And why not to Templestowe?" répondit le malade. answered his patient. Je conviens avec toi, Nathan, que c’est la demeure de ceux pour qui les enfants de la Promesse, accablés de mépris, sont une pierre d’achoppement, et qui ont notre peuple en abomination ; mais tu n’ignores pas que des affaires de commerce nous conduisent quelquefois parmi ces Nazaréens altérés de sang, et nous mettent même dans la nécessité de visiter les préceptoreries des templiers et les commanderies des chevaliers hospitaliers, comme on les appelle. "I grant thee, Nathan, that it is a dwelling of those to whom the despised Children of the Promise are a stumbling-block and an abomination; yet thou knowest that pressing affairs of traffic sometimes carry us amongst these bloodthirsty Nazarene soldiers, and that we visit the Preceptories of the Templars, as well as the Commanderies of the Knights Hospitallers, as they are called."